Autour du livre

 “La Supplique, ça parle de la mort, alors tu fais des contre-chants ironiques.”
Je n’étais pas encore son guitariste officiel, et Brassens me donnait déjà des indications dans sa loge, pendant sa tournée de 1966 où j’étais venu le rejoindre avec ma guitare, avant son entrée en scène, comme tous les soirs.
Cinq ans plus tard, je reçois un appel : Allô, c’est Georges. Je vais bientôt enregistrer mes nouvelles chansons. Est-ce que tu veux bien venir jouer avec moi ?
C’était tout lui : il vous fait un cadeau somptueux et il vous prie, presque en s’excusant, de l’accepter. »

La grande fierté de Joel Favreau est d’avoir, à l’aide de sa guitare, déposé quelques notes le long des chansons du maître, avec une complicité musicale, qui avec le temps s’est muée en amitié.

Comment était Brassens dans la vie ? Cette question revient sans cesse, intrigue ses admirateurs. Joel témoigne dans ce récit des grandes qualités de cœur de Georges. L’humour, la générosité sans ostentation, la fidélité, la simplicité bourrue, l’extrême pudeur dissimulée derrière la provocation, ce n’était pas que de la littérature.

Mais c’est aussi tout son parcours que raconte Joel Favreau, avec ses épisodes émouvants ou cocasses, avec la figure sombre du père, les portraits des artistes qu’il a accompagnés depuis un demi-siècle.