C'était une idée de Joel, partir autour du monde, rencontrer des musiciens locaux, jouant sur des instruments traditionnels, pour interpréter ensemble des chansons de Brassens.
Invité par les
Centres Culturels Français, il est parti avec
Jean-Jacques Franchin en
Nouvelle Calédonie, au
Liban, au
Bénin et en
Afghansitan. Ils ont rencontré des musiciens, ils leur ont fait écouter des chansons de Brassens, ont choisi avec eux des titres qu'ils ont orchestrés ensemble, mêlant ainsi la structure musicale, les mélodies et les paroles de Georges à leur culture traditionnelle.
Dans chaque pays, ils ont monté des spectacles qu'ils ont joués devant un public nombreux et enthousiaste, parfois même non francophone.
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Georges avait choisi une formule très simple pour chanter ses chansons sur scène, juste sa guitare et
Pierre Nicolas à la contrebase. Il n'avait besoin de rien d'autre car il avait une telle présence ! Sur les disques et sur les plateaux de télévision, il avait rajouté une seconde guitare.
Apicella,
Mimi Rosso, puis, les dernières années, moi. J'entends parfois les gens dirent que les musiques de Brassens sont basiques. C'est une profonde erreur, elles sont d'une richesse incroyable. Tout y est suggéré avec beaucoup de délicatesse, comme dans ses textes.
Lorsque je joue le spectacle
"Salut Brassens", je me régale à interpréter les chansons de Brassens en les poussant un peu plus dans une direction musicale, une jazzy, une autre en samba ou en tango, pourquoi pas. D'autant plus que Jean-Jacques démarre au quart de tour ! C'était un jeu que Georges affectionnait tout particulièrement. Il avait l'habitude de jouer de la guitare dans sa loge avant les concerts, surtout les chansons des autres. Mais lorsqu'il jouait l'une des siennes, il s'amusait à en changer le rythme, pour bien montrer qu'elles ne sont pas esclaves d'une forme particulière. Dès que je le pouvais, je le rejoignais dans sa loge avec ma guitare. Il avait un sens du rythme incroyable.
"Brassens autour du monde", c'est un vieux rêve que j'avais. Jouer les chansons de Brassens avec des musiciens de tous les horizons et de toutes les cultures.

Ca a été extraordinaire. D'abord par la qualité des musiciens que nous avons rencontrés, tant humaine que professionnelle, puis par la richesse des échanges musicaux que nous avons eu.
Le public a été au rendez-vous, et là aussi, nous avons vécus des moments très forts.
Au
Bénin, quelle joie de voir une salle entière debout chanter et danser
Marinette au rythme des percussions.
Et l'émotion à
Beyrouth sur une
marche nuptiale dans une version classique traditionnelle au
oud et au
qanoun.
Ces voyages nous ont montrés, une fois encore, à quel point les musiques de Brassens sont universelles et qu'elles sont ouvertes à tous les métissages !
Un grand merci aux
musiciens et au
public pour ces merveilleuses rencontres.
Et également aux
Centres Culturels Français qui les ont rendues possibles"
Joel Favreau